[Dossier Laine] La Face cachée de l’Industrie de la Laine
Végétarienne par conviction depuis bien des années déjà, anti-fourrure aussi, je me suis trouvée face un gros cas de conscience avec la laine. Peut-on exploiter les animaux pour leur laine sans leur causer de souffrance? La réponse semble être dans la question. Le simple fait d’exploiter tout court devrait mettre la puce à l’oreille. La vidéo qui suit m’a définitivement convertie…
Petit tour d’horizon d’un business qui ne rime pas avec douceur.

La laine désigne un ensemble de fibres provenant d’animaux différents (laine de mouton, laine angora, laine cachemire, laine du mohair, laine alpaga). L’industrie de la laine ne semble pas au premier abord entraîner de souffrance animale. Mais à l’origine les moutons muent d’eux-mêmes, l’homme n’a pas toujours tondu les animaux. Mais les éleveurs ont fait en sorte de créer des races qui ne muent pas afin d’acquérir un meilleur profit. Donc le but d’un industriel, comme tous les autres commerces liés aux animaux, n’est pas le bien-être animal mais la recherche de rendement. Et ce n’est évidement pas les petits éleveurs qui fournissent de la laine pour un commerce international.
1 – La laine de mouton
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Nous nous demandons rarement ce que peut engendrer la production de la laine de mouton. D’une part, une grande partie de la laine est importée d’Australie, le plus gros producteur devant la Chine. L’Australie utilise le trafic par voie maritime. Lorsque les moutons cessent d’être productifs, ils sont exportés pour être abattus dans d’autres pays. Les moutons malades et les agneaux sont jetés à la mer. Les traversées sont souvent très longues, 3 semaines voire plus. Les moutons ne peuvent donc se détendre et sont obligés de rester au contact permanent de leurs excréments avant d’arriver à leur but final : la mort. D’autre part, les moutons d’Australie sont élevés en plein air mais de façon intensive. Donc, leur espace est très restreint. A cause de ces élevages massifs, les éleveurs ne peuvent pas les soigner et les entretenir de façon correcte. Ils sont bien trop nombreux pour que les éleveurs se préoccupent de leur bien-être.
Lors de sécheresse, les éleveurs n’ont pas les moyens suffisants pour abreuver leurs moutons en nourriture et en eau et des troupeaux sont laissés à l’abandon. Ensuite pour des questions de rentabilité, les éleveurs les castre, leur coupe la queue, leur prélèvent de la chair pour éviter des infections dues à l’excès de laine, sans soins et sans anesthésie. Leurs plaies n’ont souvent pas le temps de cicatriser et sont envahies par les mouches. Toujours pour des questions de rentabilité, les moutons sont tondus l’hiver. Leur température interne normale est de 39°C. Ils ont donc très chaud l’été et beaucoup meurt l’hiver car leur laine ne peut plus les protéger.
2 – L’angora
La France occupe la première place mondiale dans la production de la fibre textile du lapin blanc : l’angora. Cette fibre est obtenue par l’épilation de lapins sélectionnés pour leur production de poils. Cependant, même si cette pratique est dite peu douloureuse pour le lapin, il en résulte que celui-ci se refroidit vite si on ne le réchauffe pas par un moyen totalement artificiel : bouillotte, manteau, lampe chauffante… On voit alors bien le paradoxe d’épiler un lapin pour le couvrir avec un manteau (pourquoi pas fait avec ses propres poils). Quant à l’utilisation d’une lampe chauffante sur une peau fragile mise à nue et qui n’a pas l’habitude de l’être, je vous laisse imaginer le résultat. De plus, la majorité des éleveurs font ingurgiter des produits chimiques à leurs animaux dans le but de faciliter la récupération du poil.
3 – Les autres laines
(le cachemire, le mohair, le pashmînâ, l’alpaga)En ce qui concerne les autres laines, elles sont produites dans des pays où la protection animale est quasiment inexistante. La Mongolie est le premier producteur mondial du cachemire, fibre provenant de la chèvre du cachemire. Le Mohair, laine fabriquée à partir de la toison de la chèvre angora, est majoritairement fabriqué au Népal. Le pashmînâ aussi appelé « l’or en fibre » est une fibre très fine issue d’une chèvre de l’Himalaya. L’alpaga est un ruminant voisin du lama qui produit une fibre plus douce, plus chaude et plus résistante que la laine de mouton et sa production s’effectue en Amérique du Sud. Comme dans tous les commerces liés aux animaux, lorsque ces derniers ne sont plus rentables, ils sont abattus pour leur chair. En effet, la chèvre ne sert pas seulement à fabriquer de la laine. Elle produit également du lait, du beurre, du fromage et est élevée pour sa viande. Donc cautionner tout commerce de laine, c’est cautionner le commerce de la viande et donc de la mort d’un être sensible.
4 – Conclusion pour la production de la laineFinalement la production de tous les commerces de laine engendre de l’exploitation, de la souffrance et de la cruauté envers les animaux. Cela devrait être une raison suffisante pour choisir des textiles végétaux comme le chanvre, le lin, le coton… Aucun animal n’a demandé à être enfermé en clapiers ou en champs et à se faire utiliser comme un objet dans un but commercial. Nous n’aimerions pas être traités de la sorte alors laissons la liberté aux animaux, ne les sélectionnons pas pour obtenir des races performantes comme s’il s’agissait de machine. Tout être sensible doit pouvoir être laissé à l’état naturel.
Source : ecovegan.free.fr
“L’industrie du mouton australien et Neo Zélandais n’a rien d’autre que mépris pour les ovins indépendamment du fait qu’ils soient sur leur sol ou ailleurs.
Si les moutons charcutés vifs afin d’éviter la myase ne finissent pas couverts de mouches infestées de larves dévorant leur chair dans leurs fermes débordantes de cadavres de moutons ils finiront par mourir lentement sur un bateau rouillé qui empeste encore la mort du voyage précédent en route vers un camp d’extermination hallal du Moyen-Orient ou d’Afrique du Nord dans lesquels ils seront abattus avec une sauvagerie inouïe, ou alors ils mourront de soif sur un camion délaissé en plein soleil, à moins que malades ou blessés durant le trajet en mer, donc non négociables, ils ne soient jetés vivant par-dessus bord. Ajoutez à cela les violences qu’ils doivent endurer de la part de salauds qui assouvissent ainsi leurs instincts les plus bas et vous aurez un début d’idée du prix exact de la tranche de cadavre au fond de votre assiette et de vos précieux lainages obtenus aux prix d’immenses souffrances.”
Source : vivrevegan.fr
Toujours dans cette logique de productivisme, les animaux paient le prix fort, et dans l’industrie de la laine aussi ! Ce sont les grands élevages (troupeaux de 2000 à 8000 moutons) qui fournissent le marché international de la laine, et 80% d’entre eux se trouvent en Australie. Les moutons doivent d’abord subir des conditions climatiques extrêmes : vent glacial, pluies torrentielles, sécheresse et canicule… 30% des agneaux meurent avant d’avoir atteint l’âge de 8 semaines! De nombreux adultes meurent aussi en raison du manque de soins ou d’abris appropriés… Le sort des survivants n’est guère plus enviable. Quelques semaines après leur naissance, les agneaux sont le plus souvent castrés et mutilés (on leur coupe la queue et on leur perfore les oreilles) sans le moindre antalgique !!! Par ailleurs, le surplus de laine artificiellement provoqué et les replis de peau retiennent l’urine et l’humidité, ce qui attirent les mouches. Celles-ci y pondent leurs oeufs, et les moutons sont littéralement dévorés par les larves. Pour prévenir ce problème, les éleveurs australiens découpent des morceaux de chairs sur les agneaux (sans la moindre anesthésie !!!). Malgré ces mesures barbares, les blessures sont le plus souvent infestées avant d’avoir pu cicatriser ! Les moutons sont tondus de manière prématurée, au moment où la laine est la plus abondante, ce qui fait mourir de froid de nombreux animaux. Les ouvriers tondeurs, payés au volume, se préoccupent davantage de leur productivité que du bien-être des animaux, et la tonte est très brutale, avec de nombreuses et profondes coupures de tondeuse dans la peau… Puis ils sont entassés et transportés dans des bâteaux pendant des semaines, avant d’arriver à leur destination, où ils sont enfin tués de manière cruelle, le plus souvent encore pleinement conscients !!! Pour en savoir plus : La laine, un problème? (Article de Peta)
Source : veganisme.fr
Pour celles et ceux qui croient encore qu’on ne peut pas se passer d’aliments d’origine animale :
** A voir absolument **
Et aussi :
J’ai un petit peu honte d’avoir fermé les yeux sur ces atrocités, mais maintenant que je sais, je ne peux plus faire comme si ça n’existait pas. A moi les tricots en chanvre, coton et lin!!..
Une nouvelle étape est franchie dans ma démarche, pour plus de cohérence avec mes idées.
Et vous, qu’en pensez-vous?
Pour plus d’infos, je vous invite grandement à lire l’article




![<strong>[Dossier Lait] Hypocrisie Médicale et Scandale Sanitaire autour de l’Industrie Laitière</strong><br/>18 mars 2012 Dossier-Lait-hypocrisie-medicale-scandale-sanitaire](http://blog.hekate.fr/wp-content/uploads/2012/03/Dossier-Lait-hypocrisie-medicale-scandale-sanitaire-100x100.png)









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Merci beaucoup à toi pour ce post qui me sort de mon ignorance. Gros cas de conscience car je suis sensée acheter de la laine prochainement
Il n’existe pas une filière en laine bio française (avec label ?) où l’on pourrait en acheter déjà tissée à de petits producteurs en sachant qu’ils sont respectueux de l’animal et sans produits chimiques ?
Merci encore pour ton blog et tes dossiers super intéressants !
Bonjour,
tu peux consulter le site d’Ardelaine, une filature recrée au début des années 70; qui développe des activités autour de la laine, respectueuse de l’environnement et basée sur l’économie sociale et solidaire.
j’aime ton blog et les prises de conscience qui l’accompagnent… je l’ai découvert grâce à une amie y’a déjà qques jours et j’ai lu pleins d’articles. J’aime que tu te positionnes, notamment sur les vaccins et sur tout en fait… peut etre je ne serais pas toujours d’accord sur tout mais au moins y’a matière à argumenter! et niveau couture, je me régale à voir les merveilles que tu réalises! a bientôt par ici
Merci à vous deux ;o)
@ Soh :
Selon moi, je ne crois pas qu’il puisse y avoir de demi-mesure concernant l’exploitation animale, car même si la laine est bio (ce qui veut dire que le mouton est exploité selon le cahier des charges du label bio), l’animal n’en demeure pas moins exploité…
Dans la mesure où ce n’est pas nécessaire (= pas vital) pour nous les humains d’exploiter les animaux (de quelques façons que ce soit), je pense qu’il faut tout simplement cesser (j’ai d’ailleurs arrêté mon tricot en laine bio justement).
Comme j’ai pris goût à ces travaux d’aiguilles, je compte bien continuer, mais avec des fibres végétales. Je ne suis pas très synthétique mais il existe aussi des laines (acrylique et mélanges) qui sont de très bonne qualité et que tu devrais trouver facilement.
Tiens-nous au courant!
Ahhh je n’ai pas encore eu le courage de te lire… Ce n’est décidemment pas toujours facile de regarder le monde les yeux ouverts… Il va falloir tricoter correctement et encore une fois batailler pour y arriver… Ce qui m’agace c’est de ne plus pouvoir faire confiance à rien ni personne, à chaque fois pour la moindre chose, il faut se renseigner, chercher les infos, fouiller, parce quen plus elles sont souvent dissimulées et dur à trouver…. La je tricote un mélange de nylon et acrylic, comme c’était le début je n’ai pas trop creusé justement. Mais hier sur la fibre créative j’ai trouvé des pelotes “Fonty” de coton bio teinté uniquement avec des teintures végétales et le tout “made in Creuse” donc de France! Espoir espoir, je vais mener l’enquète et voir ce que ca donne sur les aiguilles!
Bonne journée à toi et ta punkette!
Bises!
Crazy KeïKo, merci pour ta réponse !

Je t’avoue que je suis moins catégorique que toi, pour l’instant en tous cas.
En fait j’ai besoin d’une certaine qualité de laine pour les chapeaux que je crée. Mon fournisseur me certifie que la laine provient de Suisse et que l’entreprise est consciencieuse. Il me faut chercher plus loin à ce sujet avant de prendre une décision. Je ne suis pas non plus trop pour le synthétique car c’est fait à base de pétrole et ça ne me semble pas une meilleure solution sauf quand c’est fait à partir de bouteilles recyclées par exemple. Mais ce n’est pas l’idéal pour la peau quand on doit être directement en contact avec. Les conséquences environnementales de la production des fibres synthétiques ont aussi un impact sur les animaux
En tous cas c’est un vaste débat comme l’histoire des chaussures en cuir ou en synthétique. Les chaussures synthétiques ne me semblent vraiment pas bonnes pour le maintien du pied et pas non plus terribles au niveau environnemental comme dit plus haut. Là aussi je pense qu’il faut essayer de trouver le juste milieu avec une production animale éthique et bio.
Et pour tes enfants en bas âge, penses-tu que les fibres végétales soient suffisamment chaudes pour l’hiver ? Je me pose la question si j’y suis un jour confrontée et que je décide aussi de tout coudre moi-même
PS : Je ne vois pas l’adresse du fil RSS des commentaires sur ton blog. Tu la connais ? Merci d’avance !
Tout un vaste débat en effet ;o)
Donc tu crées des chapeaux!! c’est chouette ça, as-tu un site où on peut les voir?..
Pour le cuir, je t’invite à lire (et à diffuser) ce tract issu du site borta.org :
Le cuir, la vérité qui dérange
Dans la grande tendance greenwashing, certains industriels se sont mis au tannage “écolo”, en inventant le cuir végétal (traduisez par cuir tanné végétalement, ce qui n’en fait pas moins une peau animale), c’est un peu comme McDo qui s’est mis à vendre des salades bio si vous voyez ce que je veux dire…
Alors évidemment, les fibres synthétiques (dérivées de l’industrie pétrochimique : polyester, nylon, acrylique, élasthanne, etc) et artificielles (viscose, lyocell, modal, etc) ne sont pas très écolos non plus, mais elles ont au moins le mérite de ne pas générer de souffrance chez les animaux et de ne pas se faire passer pour ce qu’elles ne sont pas ^^
Donc restent les fibres végétales, et là aussi faut se méfier des appellations trop alléchantes, je pense au bambou (qui fera l’objet d’un post prochainement) notamment, dont la viscose, très répandue dans le commerce, provient d’un procédé chimique très polluant…
Comme dit Marion, malheureusement, “à chaque fois pour la moindre chose, il faut se renseigner, chercher les infos, fouiller…”
Il existe des chaussures mi-végétales mi fibres recyclées (j’en ai), et elles tiennent bien aux pieds!
Pour ta question concernant les fibres végétales en hiver, il y a la flanelle, le molleton et la polaire de coton qui chauffent pas mal me semble-t-il
Voili voilou, bise!
(ps : j’ai ajouté le lien vers le flux rss des commentaires, à droite)
MERCI pour cet article, même s’il m’est juste insupportable; évidement bien moins que la réalité vécue par ces animaux. La question m’avait traversée l’esprit il y a deux jours, en achetant des chaussons en peau de mouton.
Merci d’avoir relayé l’info
C’est ignoble…
Jamais je ne me suis posé de telles questions, je n’imaginais pas une seule seconde, comme tu dis, on ne les tue pas et pourtant…
A vous dégoûter complètement…Dire que j’ai un stock plus que conséquent de laines de toutes sortes, grrrrr!!!
Bisous
Je suis complètement dégoûtée… et j’ai revendu (en partie) tout mon stock ^^
Je n’ai pas eu le courage de regarder les vidéos, tout ceci me soulève le coeur (j’en ai déjà vu de ce style). Je ne pensais pas que la laine entraînait un commerce de la sorte et que les conditions étaient aussi médiocres. Je le savais pour la viande, mais pour la laine j’étais encore naïve.
Je ne fais du crochet que depuis quelques temps, mais pour moi c’était hors de question d’utiliser des fibres synthétiques pour leur coté “polluant”, comme pour les tissus j’essaye toujours de ne pas acheter ce qui provient de la pétrochimie. Mais si la laine n’est pas “mieux” pour d’autres raisons…
Les fibres naturelles, oui, je suis d’accord de les privilégier mais je ne pense pas tout à fait renier les fibres animales. Par contre, être plus sélective au niveau de mes choix, privilégier une production française, de qualité, qui respecte les animaux (si c’est possible de trouver des infos là dessus), par contre je dis OUI.
Je me dis que de renoncer totalement à la laine (j’entends par là laine de qualité locale produite dans de bonnes conditions) c’est aussi mettre en péril des producteurs corrects qui travaillent pour une passion, et par là même laisser la porte ouverte aux géants de l’industrie plus négligeants, comme c’est le cas pour l’alimentaire. Je peux ne pas être d’accords sur les convictions qui leurs font faire leur métier, mais je me dois de respecter leur engagement s’il est noble.
Je ne sais pas si mon post est très clair.
En tout cas merci pour ton article très intéressant même si très triste.
Le problème avec l’exploitation animale, c’est justement l’exploitation! Dans la mesure on l’on peut s’en passer, je ne vois pas pourquoi perdurer. Le chanvre et le lin (pour ne citer qu’eux) ont des propriétés isolantes spectaculaires, sont très résistants, absorbent l’humidité, etc… le lin a même des vertus calmantes, bref, il y a dans les fibres végétales au moins autant de qualités si ce n’est plus que dans les fibres animales.
Il faut savoir que les moutons ne muent plus de façon naturelle, les hommes ont fait en sorte que la tonte devienne nécessaire, aussi, ils poussent les agnelages (même dans les productions bio) pour plus de rendement, je ne pense pas que cela soit des procédés respectueux de l’animal qui ne demande qu’à paître tranquillement ^^
Peut-être que si chacun avait son mini troupeau, cardait sa laine, la filait et la tricotait, il y aurait du “respect” (bien que ça n’en serait pas moins une exploitation), mais pour l’instant, avec tant d’intermédiaires, je ne vois rien d’éthique dans tout ce processus… mais ce n’est que mon point de vue ;o)
Bonne journée, bise!
Intéressant. Je pense comme d’autres qu’il y a quand même plusieurs niveaux, comme pour l’élevage pour la viande d’ailleurs, entre l’intensif bête et méchant, et des filières bio plus consciencieuses. Par exemple, j’ai acheté des couettes en laine de chez Ardelaine, qui travaille avec productions locales ( http://www.juragricole.com/m/fullstory.php/aid/11798/Valoriser_la_laine_locale,__c_92est_possible_!.html) et a une vraie éthique environnementale (http://www.ardelaine.fr/ethique.html).
Il est clair que le mouton reste exploité, mais de mon point de vue je trouve cela très très correct par rapport au tout venant.
D’autre part je reste partagée, car les fibres végétales ont également leurs problèmes : importation nécessaire du coton, pas bio et le plus souvent OGM (mais tu sais ça, sinon tu ne coudrais pas en bio), grosses pollutions liées au nettoyage (par exemple le rouissage du lin), aux teintures etc…
Et quant à l’acrylique, non seulement il consomme du pétrole, génère beaucoup de pollution à la fabrication, mais on en retrouve en pagaille dans les océans ! (voir ce constat hallucinant : http://www.lefigaro.fr/sciences/2011/09/15/01008-20110915ARTFIG00640-les-plastiques-dans-les-oceans-viennent-des-machines-a-laver.php ).
En deux mots, comment faire au mieux ? Pour ma part, mes choix me portent plutôt vers les matières naturelles : tant pis pour les moutons, tant mieux pour les poissons… Mais c’est clair, aucun de ces choix n’est simple !!!
La grande question c’est : peut-on s’en passer?
Peut-on se passer de manger les animaux? de toute évidence la réponse est oui!
Peut-on se passer de porter des vêtements en laine et ne pas mourir de froid? a priori oui aussi!
Y a-t-il des alternatives écologiques et efficaces aux fibres animales? oui oui : LE CHANVRE!
“Quels sont les avantages des vêtements en chanvre ?
Il existe d’innombrables études sur les propriétés des fibres naturelles, y compris le chanvre et les textiles réalisées dans ces matières. Voici quelques-unes des propriétés importantes qui distinguent le chanvre des autres fibres naturelles :
Anti-bactérien :
La surface régulière, ainsi que les propriétés chimiques des fibres de chanvre, lui procurent la capacité particulière de retarder voire de stopper la croissance de certaines bactéries et champignons. Vous pouvez le constater par vous-même en comparant simplement nos chaussettes en chanvre avec n’importe quelles chaussettes en pur coton que vous avez portées. A la différence des chaussettes en coton, vous pouvez porter nos chaussettes en chanvre plus longtemps avant de remarquer que l’odeur naturelle des pieds a été absorbée par les chaussettes.
Transfert thermique rapide :
Les fibres de chanvre absorbent l’humidité très rapidement, mais à la différence du coton elles débarrassent également le corps de l’humidité absorbée très rapidement ce qui permet aux vêtements en chanvre de vous maintenir au chaud l’hiver et au frais l’été. Cette propriété du chanvre est très importante pour procurer un niveau de confort élevé quand on en porte toute l’année.
Solidité :
La fibre de chanvre est probablement la plus solide fibre connue, bien que pour transférer la solidité de la fibre en textiles solides cela nécessite des techniques spéciales et du travail de qualité. A la différence de la plupart des fibres textiles naturelles qui tirent leur résistance uniquement de la résistance des fils de chaîne et de trame tissés ensemble et non de la solidité des fibres individuelles, des fibres de chanvre et des fils bien traités fournissent de superbes textiles avec les caractéristiques supplémentaires de solidité des fibres de chanvre qui donnent des textiles plus solides que ceux produits avec d’autres fibres naturelles.
Protection des rayonnements :
La très haute densité des fibres de chanvre procure également une très grande protection contre les UV et les autres types de rayonnement, y compris les rayonnements passifs des appareils électriques communs, comme les écrans d’ordinateurs.” (source)
J’ai trouvé des pelotes 100% chanvre, je m’en fais un pull ^^
Prochaine étape pour moi, le filage et la teinture végétale!!..
Et dès que j’ai le temps : un “dossier chanvre” ;o)
De toute façon pour tout, c est le serpent qui se mord la queue. Qui se soucie de qui va ramasser votre lin, coton etc, matériau végétal et avec quoi et ds quel pays? (usure des terres, travail des enfants, eau retirée à la population et aux animaux pr pouvoir arroser les terres qui fourniront les occidentaux, exploitation des animaux pour le travail de la terre). Il faut arrêter de “tout” diaboliser avec à l’appui des vidéos ou des textes dont on ne connaît pas la fiabilité. Quand quelque chose est fait à grande échelle, il y a des dérives. C’est ces dérives qu’il faut combattre et non stopper quelque chose punissant ceux qui se comportent bien et qui vivent de ça(car que devient le troupeau s’il ne fait pas vivre son exploitant?). Se tourner vers un autre produit parce qu’il est mieux n’est pas la solution à part satisfaire la conscience de la personne qui ne fait pas de recherches(car il verra alors qu on ne peut rien faire). Avoir bonne conscience, ce n est pas arrêter de faire quelque chose parce qu on ns a dit que (mais qui est ce “on”, quelles sont ses compétences en la matière?), c est réfléchir et agir, faire en sorte que ces dérives s’arrêtent. Après on peut être content: je n’en prends plus et on ne tuera plus de mouton à cause de moi….Mais que va devenir ce mouton s’il ne sert pas? il va se promener ds la nature seul? ou il va disparaître?
Je tricote aussi de la laine et j’espère que tous les moutons ne subissent pas ce genre de sévices… Est-ce que je peux apporter un peu d’espoir à ce tableau très noir ?
Sur le blog Wovember (http://wovember.com/), une série d’articles écrits par des éleveurs, fileurs, etc, passionné(e)s et aimant leur bêtes nous montre un autre visage de cet élevage… Petits producteurs, petites production, j’espère que mes tricots permettent de participer à cette aventure tellement plus positive !
Il existe en Ardèche une filature qui réalise des fils et des objets à partir de la laine des petits troupeaux ardéchois, élevés pour leur viande et/ou leur lait et dont la laine était tondue puis jetée parce que les éleveurs pensaient qu’elle ne valait rien. L’exploitation d’une ressource locale et un joli engagement écologique et social (faire revivre une vieille filature). C’est Ardelaine : http://www.ardelaine.fr/ (je n’y suis liée que par la lecture du livre racontant leur histoire). Bien sûr, en tant que végétarienne, la démarche risque de moins te parler mais je signale au cas où.
Bravo en tout cas pour tant d’engagement, j’ai hâte de découvrir les fils de chanvre. J’ai envie depuis longtemps de tricoter autre chose que de la laine et c’est l’impact de la culture intensive du coton qui m’arrête (sur l’environnement et les hommes et les femmes qui le cultivent dans ces conditions).
Merci Annette pour ton commentaire, et désolée de ne pas y avoir répondu avant.
En effet, du point de vue d’une végétalienne, végane même, ça me parle moins qu’à toi ^^
Comme je l’ai dit plus haut, le problème à mes yeux est l’exploitation tout court. Les moutons, à l’instar de tous les animaux, sont des êtres sensibles qui ne devraient pas être considérés comme de simples produits de consommation. La Vie est sacrée, toute vie mérite le respect, et un mouton d’élevage, même bio, doit être vacciné, parfois pucé (voir à ce sujet Mouton 2.0 – La Puce à l’Oreille), tondu, etc, les agnelages sont poussés pour plus de rendement, bref. Certains trouvent ça normal, moi je ne le supporte plus…
Je travaille dur pour ouvrir au plus vite, j’espère que mes fils te plairont autant qu’ils me plaisent
Je te souhaite une belle et heureuse année 2013, au plaisir de te relire!
Mes enfants étant dans la pièce, je n’ai pas regardé les vidéos que tu as joint à ton article, mais je crois que le pods de tes mots est suffisant pour moi en tout cas …
je me sens na¨ve et manipulée, car moi aussi je pensais que porter de la laine était un plus et non un moins ….
Je te remercie pour cet article …
voila je l ai trouvé le dossier laine et je suis aneantie.j ai deja ecoute gary sur les insoumis et la on franchit un pas de plus dans l horreur.moi qui tricote en recitant des mantras et les paroles de l hoponopono quelle derision.plus jamais je ne tricoterai de laine ni acheterai pasmina et cashmere.j ai honte de moi de n avoir pas su de n avoir pas deviné.l horreur monte en crescendo.je me bats avec le wwf avec one voice avec la spa.chez moi c est plein d animo abandonnes.parfois j ai envie de tot laisser tomber mais je me dis que je n ai pas le droit d abandonner tous ces coeurs sur pattes
une peu de consolation de savoir que des etres comme toi existent keiko
Tu sais, ça m’avait fait le même effet quand j’ai pris connaissance de ces atrocités… la même chose qu’avec le lait et les produits laitiers.
Tu pourras toujours réciter des mantras en tricotant du chanvre ou de l’ortie, Nicole ^^ Je t’embrasse!
je te remercie keiko.je suis inscrite a des sites de protections animales et pas un seul jour sans une nouvelle horreur.il faut vraiment etre fort pour vivre dans un monde pareil
je t embrasse
nicole
chère keiko
je viens te parler de toute autre chose mais comme nous avons les memes bases si je peux dire,saurais tu ou est installé le docteur hamer en espagne.je sais qu il excerce encore car jacqueline bousquet en parlait dans ses conférences.mes recherches n ont rien donné.c’ est bel et bien censuré
un ami a le cancer du pancreas le plus meurtrier et je ne sais a qui m adresser
je vais encore chercher
namatse
Je n’en ai aucune idée Nicole, et à dire vrai je pensais (je ne sais pas pourquoi) qu’il était décédé… Je n’ai pas fait de recherches à ce sujet, peut-être devrais-tu tenter de te renseigner auprès de Sylvie Simon ou d’AMESSI qui auront probablement des pistes. Je suis désolée pour ton ami, je te souhaite de trouver réponse à tes questions… Bises